Investir dans l’immobilier s’avère intéressant pour se défiscaliser et payer moins d’impôts. Plusieurs dispositifs d’allègement fiscal ont été mis en place afin de favoriser l’investissement immobilier dans certaines villes et régions de France. Parmi ces systèmes figurent la loi Pinel, le déficit foncier, les SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) fiscales, la loi Malraux et bien d’autres encore.

Le dispositif Pinel et la loi Malraux

La loi Pinel fait partie des dispositifs de défiscalisation lancés dans le cadre d’un investissement immobilier. Très populaire, elle pourvoit une réduction d’impôts pendant plusieurs années. Le système est l’héritière d’une longue lignée, dont la loi de Robien, la loi Duflot et la loi Scellier. Son principe de fonctionnement est simple. En respectant les clauses obligatoires, l’investisseur bénéficie d’un allègement fiscal calculé en fonction du prix d’acquisition du bien neuf loué suivant un seuil de loyer. Les déductions d’impôts sont valables sur 6, 9 ou 12 ans selon la durée d’engagement du propriétaire bailleur. Sur 12 ans, la défiscalisation peut atteindre un seuil maximum de 63 000 €. N’hésitez pas à consulter un conseiller gestion patrimoine pour votre projet immobilier.

Les investisseurs fortement imposés peuvent espérer une défiscalisation avec la loi Malraux. Celle-ci pourvoit une réduction d’impôts plus intéressante que celle pourvue par le dispositif Pinel. Elle permet un allègement fiscal de 22 à 30 % du montant des travaux de rénovation d’un immeuble classé situé dans certains quartiers du pays. La défiscalisation est limitée à un seuil maximum de 100 000 € de chantier par an et pendant 4 années consécutives au maximum. Le montant de la réduction d’impôts est estimé selon la situation géographique de l’immobilier. Le bien rénové doit être proposé à la location pendant au moins 9 ans après les travaux de restauration. Le placement s’adresse aux contribuables fortement imposés. Consultez un conseiller en gestion de patrimoine pour trouver le dispositif le plus adapté à votre situation.

Le déficit foncier et les SCPI

Permettant une défiscalisation immobilière, le déficit foncier est idéal pour se défiscaliser avec un logement ancien. Avec ce dispositif, l’investisseur peut générer du déficit foncier grâce à des travaux de rénovation dans un bien immobilier locatif. Le montant du chantier doit être supérieur aux revenus fonciers. Les travaux d’amélioration, de restauration et d’entretien peuvent être déduits des revenus imposables. Le chantier d’agrandissement ou de construction n’est pas pris en compte par le système. La défiscalisation est plafonnée à une limite maximum de 10 700 € sur une année, mais les déficits non utilisés pour l’année N sont valables pour la décennie qui suit. Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter un conseiller gestion patrimoine.

En plein boom, l’investissement en SCPI séduit de plus en plus les Français. On le retrouve souvent dans les contrats d’assurance vie. Ce système se décline en plusieurs types (généralistes, spécialisés, localisés, etc.). Certaines SCPI sont basées sur des biens immobiliers avec privilèges fiscaux permettant une défiscalisation immobilière gouvernée par autrui. On recense des SCPI en loi Malraux, en loi Pinel ou orientées déficit foncier. Ce dispositif autorise l’investisseur à faire gérer les immeubles par quelqu’un d’autre. Le propriétaire peut profiter des bénéfices générés par l’investissement dans plusieurs lots de biens immobiliers, ce qui permet de répartir les risques tout en espérant de bons rendements locatifs.

Le dispositif Censi-Bouvard

En forte augmentation, les besoins de logements pour personnes âgées sont fiscalement soutenus par le dispositif Censi-Bouvard. Celui-ci permet un investissement immobilier dans les EHPAD tout en défiscalisant une partie du fonds investi. Le système autorise aussi l’investissement dans certaines résidences de service comme les résidences de tourisme classées et les résidences étudiantes. L’allègement fiscal accordé est évalué à 11 % du prix d’achat à la limite de 300 000 €. En contrepartie, l’investisseur doit louer le logement pendant 9 ans. Le dispositif Censi-Bouvard doit respecter le seuil des niches fiscales de 10 000 € par foyer fiscal, par an.