Leonis : avis sur le fonds / l’offre d’investissement

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Le marché du private equity français connaît une croissance remarquable, attirant de plus en plus d’investisseurs particuliers vers les fonds d’investissement spécialisés. Dans ce paysage concurrentiel, Leonis s’est imposé comme un acteur incontournable, proposant une approche unique d’investissement dans les startups technologiques américaines. Cette structure d’investissement collectif permet aux particuliers d’accéder à des opportunités habituellement réservées aux investisseurs institutionnels, avec des tickets d’entrée significativement réduits par rapport aux standards du marché.

L’attrait pour ce type de véhicule d’investissement s’explique par la recherche de diversification et de rendements potentiellement élevés. Cependant, comme tout investissement à risque élevé, il convient d’analyser minutieusement les caractéristiques, la performance historique et les conditions d’accès avant de prendre une décision d’investissement. Cette analyse détaillée permet d’évaluer si cette opportunité correspond à votre profil d’investisseur et à vos objectifs financiers.

Présentation du fonds d’investissement leonis et structure juridique FCPR

Leonis Investissement se positionne comme un club d’investissement innovant, créé par Gabriel Jarrosson en 2017. L’histoire de cette structure débute par une problématique commune à de nombreux investisseurs particuliers : l’accès limité aux meilleures opportunités d’investissement en startups. Les montants minimums exigés par les entreprises, souvent compris entre 50 000 et 100 000 euros, excluaient de facto les petits investisseurs de ces marchés prometteurs.

La solution développée repose sur un concept de mutualisation des investissements. En rassemblant plusieurs investisseurs particuliers au sein d’une même structure, Leonis permet d’atteindre les seuils d’investissement requis tout en divisant les risques. Cette approche collaborative transforme radicalement l’accès au venture capital , démocratisant un secteur traditionnellement élitiste.

Caractéristiques techniques du véhicule d’investissement leonis

La structure opérationnelle de Leonis repose sur la création de holdings spécifiques pour chaque investissement. Cette architecture juridique permet une gestion individualisée des participations tout en conservant l’efficacité du groupe. Chaque holding collecte les fonds des membres participants, puis investit directement dans la startup ciblée. Les investisseurs détiennent ainsi des parts de la holding, qui elle-même possède une participation dans l’entreprise innovante.

Cette organisation présente l’avantage de maintenir une traçabilité claire des investissements et de faciliter les opérations de sortie. Le processus d’investissement est entièrement digitalisé, permettant aux membres de participer à un deal en moins de dix minutes grâce à la signature électronique et aux virements bancaires automatisés.

Statut de fonds commun de placement à risques et réglementation AMF

Contrairement aux FCPR traditionnels, Leonis opère sous un statut de club d’investissement privé, ce qui lui confère une flexibilité opérationnelle importante. Cette structure évite certaines contraintes réglementaires tout en maintenant un cadre juridique sécurisé pour les investisseurs. L’absence de statut FCPR signifie également que les investisseurs ne bénéficient pas automatiquement de certains avantages fiscaux spécifiques à ces véhicules.

La réglementation applicable reste néanmoins stricte, particulièrement concernant la commercialisation auprès d’investisseurs non professionnels. Leonis doit respecter les règles de l’Autorité des Marchés Financiers relatives à la protection des épargnants et à la transparence des informations communiquées.

Société de gestion et équipe d’investissement dédiée

Gabriel Jarrosson assume le rôle central dans la gestion et la sélection des investissements. Son approche se caractérise par une analyse rigoureuse basée sur neuf critères de sélection précis, développés à partir de son expérience entrepreneuriale et d’investissement. Cette méthode de screening lui permet d’examiner environ 3 000 dossiers annuellement pour ne retenir qu’une dizaine de projets.

L’équipe s’appuie également sur un réseau d’advisors expérimentés qui apportent leur expertise lors de l’évaluation des opportunités d’investissement. Cette structure consultative renforce la qualité de l’analyse tout en maintenant l’agilité décisionnelle nécessaire dans l’écosystème des startups.

Durée de vie du fonds et calendrier des appels de fonds

Les investissements Leonis suivent la temporalité classique du venture capital , avec un horizon de détention moyen de 7 à 10 ans. Cette durée correspond au cycle de vie habituel des startups technologiques, depuis leur phase de croissance jusqu’à leur sortie potentielle par acquisition ou introduction en bourse. Les membres doivent donc accepter l’illiquidité de leurs investissements sur cette période.

Le système d’appels de fonds fonctionne de manière ponctuelle, chaque opportunité d’investissement faisant l’objet d’une campagne spécifique. Cette approche permet aux membres de choisir précisément les deals auxquels ils souhaitent participer, contrairement aux fonds traditionnels qui imposent un engagement global.

Stratégie d’investissement et allocation sectorielle du portefeuille leonis

La stratégie d’investissement de Leonis se concentre exclusivement sur l’écosystème technologique américain, et plus particulièrement sur les startups issues du Y Combinator. Cette focalisation géographique et sectorielle s’appuie sur un constat statistique frappant : 25% des investissements mondiaux en startups se concentrent à San Francisco, créant un écosystème d’innovation unique au monde.

Le choix du Y Combinator comme source principale d’opportunités n’est pas anodin. Cet incubateur prestigieux de la Silicon Valley a accompagné des entreprises devenues emblématiques comme Airbnb, Stripe, Dropbox ou encore Coinbase. Le taux de sortie de 37% après 12 ans démontre la qualité du deal flow accessible via cette plateforme, bien supérieure à la moyenne du marché.

L’accès privilégié aux startups du Y Combinator représente un avantage concurrentiel majeur, offrant aux investisseurs français une exposition directe aux innovations technologiques les plus prometteuses de la Silicon Valley.

Ciblage des PME françaises en phase de croissance et transmission

Contrairement à ce que pourrait suggérer ce titre, Leonis ne cible pas les PME françaises mais se concentre exclusivement sur les startups technologiques américaines en phase d’amorçage et de développement. Cette approche répond à une conviction forte : les meilleures opportunités de croissance se trouvent dans l’écosystème américain, qui bénéficie d’un marché domestique plus large et d’un environnement réglementaire plus favorable à l’innovation.

Les entreprises sélectionnées sont généralement des sociétés technologiques scalables , c’est-à-dire capables de multiplier leur chiffre d’affaires sans augmentation proportionnelle de leurs coûts. Cette caractéristique est essentielle pour générer les multiples de valorisation élevés recherchés dans le venture capital.

Critères de sélection ESG et impact investing dans l’analyse des dossiers

Bien que les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance) ne constituent pas le filtre principal de sélection, ils font partie intégrante de l’analyse des dossiers. Gabriel Jarrosson évalue notamment la vision à long terme des fondateurs et leur capacité à créer de la valeur durable. Cette approche s’inscrit dans une démarche d’ impact investing modérée, privilégiant les entreprises technologiques susceptibles de transformer positivement leur secteur d’activité.

L’analyse de la gouvernance occupe une place particulière dans le processus de sélection. Les équipes dirigeantes font l’objet d’un examen approfondi, incluant leur expérience entrepreneuriale, leur capacité d’exécution et leur alignement avec les investisseurs.

Répartition géographique et sectorielle des participations

La répartition géographique du portefeuille Leonis se concentre massivement sur la côte ouest américaine, avec une prédominance des entreprises basées dans la région de San Francisco et de la Silicon Valley. Cette concentration géographique reflète la stratégie délibérée d’investissement dans l’écosystème le plus dynamique au monde en matière d’innovation technologique.

D’un point de vue sectoriel, les participations couvrent principalement les domaines de la fintech , de l’intelligence artificielle, des technologies B2B et des plateformes numériques. Cette diversification sectorielle permet de répartir les risques tout en bénéficiant des tendances de fond de la transformation digitale.

Ticket moyen d’investissement et structure des tours de table

Les investissements Leonis représentent généralement entre 200 000 et 500 000 dollars par startup, ce qui positionne la structure comme un investisseur significatif sans pour autant prétendre au statut de lead investor. Cette taille d’investissement permet d’obtenir une participation minoritaire intéressante tout en conservant une capacité de diversification importante.

Pour les membres individuels, le ticket minimum s’élève actuellement à 2 500 euros par deal, avec possibilité d’investir des montants supérieurs selon les capacités financières de chacun. Cette accessibilité constitue l’un des principaux attraits de la formule, permettant à des investisseurs disposant de capitaux limités d’accéder à des opportunités habituellement réservées aux family offices et aux fonds d’investissement institutionnels.

Performance historique et métriques de rentabilité du fonds leonis

L’analyse des performances de Leonis révèle des résultats particulièrement attractifs depuis le début des investissements dans l’écosystème du Y Combinator. Selon les données communiquées par Gabriel Jarrosson, les 21 millions de dollars investis en trois ans affichent une valorisation actuelle de 49 millions de dollars, soit un multiple de 2,5x et une rentabilité annuelle moyenne de 50%.

Ces performances doivent cependant être interprétées avec prudence, car elles reposent sur des valorisations théoriques lors des tours de financement suivants. Les véritables gains ne seront réalisés qu’au moment des sorties effectives, par acquisition ou introduction en bourse. Le venture capital étant caractérisé par une distribution très asymétrique des rendements, quelques investissements exceptionnels peuvent considérablement influencer la performance globale.

À ce jour, Gabriel Jarrosson revendique six sorties positives sur l’ensemble du portefeuille historique, ce qui représente un taux de succès encourageant pour une activité d’investissement relativement récente. Ces sorties permettent de valider concrètement la stratégie d’investissement et de générer les premiers retours financiers pour les membres du club.

La performance d’un fonds de venture capital ne peut être évaluée qu’à long terme, généralement après 7 à 10 ans d’existence, période nécessaire pour que les entreprises atteignent leur maturité et procèdent à des sorties significatives.

Il convient de noter que les performances passées ne préjugent pas des résultats futurs, particulièrement dans un contexte de marché volatil comme celui du capital-risque. L’environnement économique actuel, marqué par la hausse des taux d’intérêt et le resserrement des conditions de financement, pourrait impacter significativement les valorisations et les opportunités de sortie des prochaines années.

Conditions d’accès et ticket minimum pour investisseurs qualifiés

L’accès au club Leonis nécessite le paiement d’une cotisation annuelle d’environ 3 500 euros, qui donne droit à l’analyse des opportunités d’investissement et à la participation aux deals sélectionnés. Cette cotisation constitue un filtre naturel qui permet de s’assurer que les membres disposent d’une capacité financière suffisante pour investir de manière récurrente.

Gabriel Jarrosson recommande aux candidats membres de disposer d’au moins 15 000 euros par an à consacrer aux investissements en startups. Cette recommandation s’appuie sur la nécessité de diversifier les investissements pour réduire les risques inhérents au venture capital . Avec un ticket minimum de 2 500 euros par deal et une sélection annuelle d’environ dix startups, cette enveloppe permet de participer à la majorité des opportunités proposées.

Le processus d’admission ne comporte pas de vérification formelle du statut d’investisseur qualifié, contrairement aux fonds institutionnels. Cependant, la documentation fournie insiste sur la nature risquée des investissements et sur la nécessité de ne pas engager plus que ce que l’on peut se permettre de perdre intégralement.

Les membres bénéficient d’un accès privilégié aux notes d’investissement détaillées, aux webinaires avec les fondateurs des startups et à un suivi régulier de l’évolution du portefeuille. Cette transparence constitue un atout important par rapport aux véhicules d’investissement traditionnels, souvent moins communicants sur leurs activités.

Frais de gestion, carried interest et structure de rémunération

La structure de rémunération de Leonis combine plusieurs éléments qui méritent une analyse détaillée pour comprendre l’impact sur les rendements nets des investisseurs. Cette architecture de frais, bien que transparente, représente un coût significatif qui doit être intégré dans l’évaluation de la rentabilité potentielle des investissements.

Commission de gestion annuelle et calcul sur les engagements

La cotisation annuelle de 3 500 euros constitue le principal élément fixe de la rémunération. Cette commission couvre les coûts de recherche, d’analyse et de suivi des investissements, ainsi que les frais administratifs liés à la gestion des holdings. Rapportée à un portefeuille moyen d’investissement, cette commission représente un taux de gestion effectif qui varie selon l’activité d’investissement de chaque membre.

Pour un investisseur qui place 15 000 euros par an selon les recommandations, le taux de frais de g

estion s’élève donc à environ 23% pour la première année, puis diminue progressivement avec l’augmentation du capital investi. Cette commission reste cependant élevée comparée aux standards des fonds institutionnels, qui pratiquent généralement des taux de 2% à 2,5% sur les capitaux engagés.Il convient de noter que cette commission ne couvre pas les frais de constitution et de gestion des holdings spécifiques à chaque investissement. Ces coûts supplémentaires, bien que généralement modestes, viennent s’ajouter à la structure de frais globale et doivent être pris en compte dans le calcul de la rentabilité nette.

Intéressement aux plus-values et mécanisme de carried interest

Le carried interest représente l’élément le plus significatif de la rémunération de Leonis, avec un taux de 20% sur les plus-values réalisées. Ce mécanisme s’applique uniquement lors des sorties effectives, qu’il s’agisse d’acquisitions ou d’introductions en bourse. Cette structure d’intéressement align les intérêts de Gabriel Jarrosson avec ceux des investisseurs, puisque sa rémunération dépend directement du succès des investissements.

Le calcul du carried interest s’effectue généralement après restitution du capital investi, selon le principe du European waterfall. Cela signifie que les investisseurs récupèrent d’abord leur mise initiale avant que l’intéressement ne s’applique sur les gains nets. Cette approche protège partiellement les investisseurs contre les risques de récupération en cas de performance mitigée du portefeuille.

L’application d’un taux de 20% sur les plus-values peut considérablement impacter la rentabilité nette, particulièrement sur les investissements les plus performants. Pour un investissement générant un multiple de 10x, l’investisseur ne conservera que 8x après prélèvement du carried interest, soit une réduction de 20% du gain brut.

Frais de souscription et commission de surperformance

Contrairement aux fonds traditionnels, Leonis ne prélève pas de frais de souscription lors de l’entrée dans le club ou de la participation à un investissement spécifique. Cette absence de frais d’entrée constitue un avantage comparatif, permettant aux membres d’optimiser leur allocation de capital sans pénalité initiale.

La structure ne prévoit pas non plus de commission de surperformance distincte du carried interest, évitant ainsi la double taxation des performances. Cette simplicité tarifaire facilite la compréhension des coûts pour les investisseurs et permet une meilleure prévisibilité des rendements nets.

Il est important de souligner que les frais bancaires liés aux virements internationaux vers les startups américaines restent à la charge des investisseurs. Ces coûts, généralement compris entre 20 et 50 euros par transaction, peuvent représenter un pourcentage non négligeable pour les petits montants d’investissement.

Avantages fiscaux et optimisation madelin pour professionnels libéraux

La fiscalité des investissements Leonis relève du régime général des plus-values sur valeurs mobilières, avec un taux d’imposition de 30% (flat tax) lors des cessions. Cette imposition s’applique sur les gains nets après déduction du carried interest, ce qui peut réduire significativement la rentabilité finale pour les investisseurs soumis à l’impôt sur le revenu en France.

Contrairement aux FCPR agréés qui bénéficient d’avantages fiscaux spécifiques, la structure de club d’investissement de Leonis ne permet pas d’accéder aux dispositifs de réduction d’impôt prévus pour le capital-risque. Cette absence d’optimisation fiscale constitue un désavantage comparatif face aux véhicules d’investissement traditionnels du private equity français.

Pour les professionnels libéraux et entrepreneurs individuels, l’investissement via Leonis ne s’inscrit pas dans le cadre de la loi Madelin, contrairement à certains FCPR spécialisés. Cette limitation prive les investisseurs éligibles d’une déduction fiscale pouvant atteindre 10% de leur bénéfice imposable, soit un avantage fiscal substantiel pour les hauts revenus.

L’impact fiscal peut représenter jusqu’à 50% des gains nets pour un investisseur français, combinant le carried interest de 20% et la taxation de 30% sur les plus-values résiduelles.

La domiciliation des holdings d’investissement en France permet néanmoins de bénéficier du régime mère-fille européen en cas de cession de participations, évitant ainsi une double imposition sur les dividendes. Cette optimisation technique limite les frictions fiscales lors des opérations de restructuration ou de sortie partielle.

Les investisseurs doivent également anticiper les obligations déclaratives liées aux comptes étrangers, particulièrement si les holdings détiennent des actifs aux États-Unis. Le respect des obligations FATCA et l’éventuelle déclaration d’accounts étrangers peuvent générer des contraintes administratives supplémentaires qu’il convient d’évaluer avant l’investissement.

Pour optimiser la fiscalité, certains investisseurs choisissent de détenir leurs parts de holdings via une société holding personnelle, permettant de différer l’imposition et de bénéficier du régime d’intégration fiscale. Cette structuration, bien que plus complexe, peut s’avérer pertinente pour les investisseurs récurrents disposant de montants d’investissement importants.

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